C’est un symbole fort pour la première technopole d’Europe. À l’occasion du WAICF, Anne Le Hénanff, ministre déléguée chargée de l’Intelligence artificielle et du Numérique, a effectué sa première visite officielle au Pôle Alpha à Sophia Antipolis, inauguré fin janvier dernier. Accueillie par les élus et les acteurs locaux, dont Jean Leonetti, président de la CASA, elle a découvert ce bâtiment écoresponsable entièrement dédié à l’intelligence artificielle, au numérique et à la recherche. Plus qu’un simple équipement, Alpha se veut un “marqueur stratégique” pour le territoire, conçu pour structurer un écosystème d’excellence capable de rivaliser à l’échelle internationale. (Photo DR : la ministre a aussi pu inaugurer lors de sa visite le nouvel auditorium du Pôle Alpha).
La ministre a d’abord rencontré les étudiants de Polytech Nice Sophia, en présence notamment d’Alexandre Caminada, le directeur de l'école, pour échanger sur leurs parcours et les perspectives offertes par l’écosystème sophipolitain. Ces discussions ont porté sur l’innovation, les politiques publiques numériques et les enjeux liés à la majorité numérique récemment adoptée.
La visite s’est poursuivie dans le tout nouvel amphithéâtre par une table ronde consacrée aux enjeux du quantique, une nouvelle étape de la nouvelle ère numérique à laquelle la ministre est particulièrement sensible. Ouverte par Jeanick Brisswalter, président d’Université Côte d’Azur, et animée par Stéphanie Godier de Recherche et Avenir, des spécialistes académiques et industriels de premier plan – dont David Gesbert (EURECOM), Virginia d’Auria (Institut Quantazur) ou encore des représentants de SAP Labs et du CNRS – ont souligné le potentiel considérable de Sophia Antipolis dans les technologies de rupture. Les échanges ont mis en avant la nécessité de fédérer compétences scientifiques, investissements industriels et formations spécialisées pour renforcer la souveraineté technologique française et européenne.
Cette première visite ministérielle au Pôle Alpha confirme aussi son rôle de catalyseur d’innovations et de coopérations, au cœur d’un territoire qui entend bien peser dans la course mondiale à l’IA et au quantique.