À Sophia Antipolis, The Hive Academy change de dimension. Créé en 2018 par Suzanne Stannard avec seulement cinq élèves, cet établissement secondaire international privé s’est progressivement imposé dans le paysage éducatif local avec une proposition : offrir, de la 6e à la terminale, un enseignement anglophone fondé sur le curriculum américain et sur une pédagogie très personnalisée. Aujourd’hui forte d’une centaine d’élèves, l’école vient de franchir une nouvelle étape en s’installant dans des locaux plus vastes Rue Evariste Galois à Biot, avec l’ambition de poursuivre son développement sans perdre l’esprit de petite structure qui fait sa singularité. (Photo DR : lors de l'inauguration des nouveaux locaux de l'Emerald Square en présence de Jean-Pierre Dermit, maire de Biot et de Jean-Pierre Mascarelli, président de la Fondation Sophia Antipolis).
Car c’est bien là le positionnement de The Hive Academy : grandir sans se banaliser. L’établissement limite ses classes à 12 à 14 élèves, un choix assumé qui permet un accompagnement étroit et une meilleure connaissance de chaque élève. Dans un secteur où plusieurs écoles internationales sont présentes, l’école revendique une approche indépendante, souple et centrée sur les besoins réels des élèves. Préparation à l’American High School Diploma, aux tests SAT/ACT et aux cursus AP (Advanced Placement), importance accordée à l’anglais mais aussi au français, à la lecture et à l’oral : l’offre vise autant les familles internationales arrivant sur la technopole que les familles françaises ou bilingues à la recherche d’un parcours différent.
Ce déménagement répond aussi à un enjeu très concret de capacité et d’équipement. Après avoir commencé au CIV dans des espaces loués, The Hive Academy dispose désormais d’environ 1.200 m² pour déployer son projet dans un environnement qu’elle maîtrise entièrement. L’équipe, installée depuis début janvier, poursuit encore l’aménagement du site, avec en ligne de mire la mise en service de deux laboratoires de sciences dédiés à la biologie, à la chimie, à la physique et aux sciences de l’environnement. L’objectif n’est pas de devenir une grosse structure, mais de pouvoir accueillir à terme jusqu’à 160 élèves dans de meilleures conditions, avec des espaces conçus pour sa pédagogie.
Au-delà de l’enseignement, The Hive Academy cherche à s’ancrer dans l’écosystème sophipolitain en cultivant une forte dimension de communauté. Clubs de débat, Model United Nations, sciences, arts, musique, fitness, pilates ou boxe participent à ce projet d’ensemble, résumé par le slogan “Thrive and Strive”. Avec des frais de scolarité compris entre 12.000 et 13.000 euros par an, l’école assume un positionnement premium, ainsi qu'une promesse de proximité et de différenciation. Dans une technopole qui attire des talents du monde entier, son agrandissement traduit aussi une réalité locale : une demande pour des parcours éducatifs internationaux, souples et à taille humaine qui continue de progresser.

Photo SN : de gauche à droite, Lancelot Diblan, directeur financier, Suzanne Stannard, fondatrice, et Jenifer Clark, deputy principal.