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Campus : Mines Paris-PSL va accélérer fort à Sophia Antipolis

Campus : Mines Paris-PSL va accélérer fort à Sophia Antipolis

Pionnier de l’enseignement supérieur dans la technopole, le campus des Mines Paris PSL engage un projet d’extension ambitieux avec l’ouverture de nouvelles formations, la rénovation de locaux et la construction de bâtiments supplémentaires pour la recherche sur la santé et la décarbonation. Avec une idée en tête : avec les autres écoles sophipolitaines, construire le plus grand campus universitaire intégré d’Europe.

En s’installant en pionnière en 1979 à Sophia Antipolis, à l'initiative de Pierre Laffitte, l’école des Mines a eu historiquement un impact déterminant dans le développement de la technopole. Aujourd’hui le campus de Mines Paris-PSL, baptisé du nom de son fondateur, est toujours l’un des piliers de l’enseignement supérieur sophipolitain. Mais il devrait l’être encore plus dans les années qui viennent. C’est ce qui a été annoncé lors d’une récente cérémonie des vœux avec Annette Massias, délégué du Campus, Elie Hachem, directeur du CEMEF et Godefroy Beauvallet, Directeur général de Mines Paris - PSL . (Photo DR : le campus Laffitte Mines Paris PSL avec des bâtiments installés dans un parc de 8 hectares).

Une plateforme d’enseignement et de recherche de rang européen

Depuis l’automne dernier le Campus Laffitte s’est engagé dans une nouvelle phase de développement d’envergure. Soutenu financièrement par la Région Sud et la Communauté d’Agglomération Sophia Antipolis (CASA), le projet vise à transformer le site en une véritable plateforme d’enseignement et de recherche de rang européen. Sur un foncier de huit hectares, l’école ambitionne de doubler sa capacité d’accueil pour atteindre entre 400 et 500 étudiants d’ici 2030, et contribuer à faire de Sophia Antipolis non seulement la première technopole européenne, mais aussi le premier grand campus universitaire intégré de l’Europe.

De nouveaux bâtiments de recherche en construction

Le schéma directeur du projet combine rénovation et constructions neuves. Plusieurs espaces existants sont déjà en cours de transformation afin d’améliorer l’ergonomie, le confort et la qualité de vie sur le campus, avec la création d’espaces de convivialité, de coworking et d’un cœur piétonnier favorisant les échanges. Symbole fort de cette mutation, l’ancien restaurant interentreprises de près de 2.000 m² sera entièrement réhabilité en bâtiment d’enseignement et de recherche, capable d’accueillir cours, conférences et événements scientifiques. 

À cela s’ajouteront deux nouveaux bâtiments de recherche, attendus pour fin 2029, dédiés respectivement à la santé autour des technologies médicales de pointe et de l’ingénierie de la santé(medtech) et à la décarbonation liée aux technologies à plasma  (hightech), renforçant l’excellence scientifique du site.

La recherche partenariale mise en avant

L’un des piliers de cette stratégie tient aussi dans la recherche partenariale. Le campus héberge aujourd’hui cinq centres de recherche couvrant des domaines allant des matériaux à la gestion des risques, en passant par l’énergie et l’observation de la Terre. Les nouveaux bâtiments viendront soutenir des axes stratégiques majeurs pour le territoire et l’industrie : santé, intelligence artificielle, défense, transition énergétique et environnementale.

Les projets portés notamment par le CEMEF, sous l’impulsion d’Élie Hachem et de ses bourses européennes ERC, illustrent cette montée en puissance sur les enjeux de santé et de santé numérique, en lien étroit avec les acteurs médicaux et industriels.

Un tournant avec le lancement du Bachelor international IP³

Sur le volet formation, l’année 2026 marquera également un tournant avec le lancement du Bachelor international IP³ (International Environmental Engaged Engineering), développé avec l’ESPCI Paris et Chimie ParisTech. Entièrement dispensé en anglais et accrédité par la Commission des titres d’ingénieur, ce programme accueillera sa première promotion à Sophia Antipolis dès septembre 2026.

Fondée sur une pédagogie par projet, la formation entend répondre aux attentes des nouvelles générations en donnant immédiatement du sens aux apprentissages, tout en renforçant l’attractivité internationale du campus. Cette dynamique est complétée par des initiatives d’ouverture comme le Summer Camp 100 % féminin, dont une deuxième édition est prévue en 2026, afin d’encourager les jeunes filles à s’orienter vers les métiers de l’ingénierie et des sciences.

Créer avec les autres écoles un  “méga-campus” à l’américaine

Au-delà du campus des Mines, ce projet s’inscrit dans une ambition collective portée par les écoles, les collectivités et les acteurs économiques de la technopole. Mutualisation des infrastructures sportives, développement de l’offre de restauration, projets de résidences étudiantes, solutions de mobilité et renforcement de la vie étudiante figurent parmi les leviers identifiés pour créer un véritable “méga-campus” à l’américaine.

L’enjeu est double : renforcer la visibilité internationale de Sophia Antipolis comme pôle académique de premier plan et répondre aux besoins croissants des entreprises régionales en ingénieurs, dans le cadre notamment du plan régional Sud Ingénieurs. Le mouvement est lancé.

 

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